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5 févr. 2010

Le mystère Obama

Obama n'était peut-être pas préparé aux obstacles institutionnels à son action publique. Ceux-ci n'ont cessé de résister à la formidable clairvoyance qui demeure sa marque de distinction. Les Américains s'opposent peut-être à ses choix, inquiets que l'Etat ne prenne trop de place dans une société où libre entreprise et responsabilité individuelle restent un principe central, même si beaucoup restent par exemple sans couverture maladie. Pour autant, leur respect de l'individu et leur estime pour le personnage politique ne sont pas fondamentalement affectés. Cela invite à la prudence quant à l'avenir politique d'Obama: la dynamique parlementaire qui semble réserver une défaite inévitable aux démocrates en novembre n'est pas une dynamique présidentielle. Dans 3 ans, Obama pourra parfaitement être réélu, comme le fut Clinton après la déroute électorale de 1994.

Un an de pouvoir d'un candidat exceptionnel confirme ce que l'on pouvait craindre: Obama n'a pas les moyens ou il n'ose pas être entièrement lui-même. Devant à la fois incarner une continuité américaine (il est le premier président noir et pour égaler la portée de son élection il lui faut être l'héritier de l'histoire américaine en bloc, sans inventaire, pour assoir sa légitimité historique) et ménager des intérêts contradictoires pour assurer - de plus en plus difficilement - l'adoption de la réforme (celle de la santé surtout), Obama ne parvient pas à faire de la politique autrement.

La politique washingtonienne et les pratiques parlementaires ont la vie dure; les arrangements de couloir au Sénat ou l'opposition systématique à la Chambre s'imposent aux projets présidentiels. L'ordre du jour et le rythme du travail législatif sont moins déterminés par l'Exécutif que par cette nécessité de gérer une majorité hétéroclite et une opposition puissamment nuisible, même si elle n'a pas de véritable projet alternatif.

Obama donne parfois l'impression de jeter l'éponge, démotivé par la complexité des processus et la nature des résistances. Il semble être trop au-dessus de la mêlée, entouré d'opérateurs politiques classiques formés à l'ère Clinton, qui n'apportent pas au président les clés d'une politique "autrement" et pratiquent le jeu washingtonien habituel. Défaut d'imagination?

Obama semble ainsi enfermé dans ce décalage irréductible entre ses aspirations et sa vision politique, et les mécanismes d'ici-bas, qui favorisent l'inertie. Des discours à l'action, l'écart se creuse, tandis que la fin de l'état de grâce a pulvérisé un capital politique assez magique.

Sans combler cet écart, Obama continuera de décevoir. La réforme de la santé est menacée, on ne parle plus de paix au Proche-Orient, quant à la Chine, les points de tension politique habituels continuent de prévaloir - Taiwan, Tibet - alors que la question vaut d'être posée s'il ne faut pas réviser entièrement le cadre des relations bilatérales, après les agressions électroniques et les réactions virulentes (attendues) de la Chine.

Parti de très haut, empêtré dans les mécanismes politico-institutionnels, Obama ne peut-il être lui-même ou n'ose-t-il pas? Ou les deux?

12 août 2009

"In-américain?"

L'été est difficile pour Obama et les dirigeants américains car la bataille autour du plan de réforme de la santé, que le gouvernement voudrait faire adopter avant la fin de l'année continue de coûter politiquement cher.

Elle révèle surtout que les espérances de consensus, d'esprit "bipartisan" qui furent un trait du discours des deux candidats à la présidence en 2008, sont une complète illusion politique. Non seulement est-il confirmé, si l'on avait entretenu une quelconque illusion là-dessus aussi, que la majorité démocrate est difficile à manoeuvrer, mais il est patent que l'opposition républicaine n'est pas tout à fait morte. Si elle a perdu la majorité au Congrès, elle agite des mouchoirs rouges (socialisme, étatisation de la santé, etc.) qui portent dans l'opinion et contribuent à affaiblir la popularité du président.

Mais le plus significatif de la fracture américaine largement exacerbée par W et qui résiste même à Obama, c'est l'expression intraduisible d'"in-américain" employé par Nancy Pelosi, présidente de la Chambre, et Steny Honer, le président du groupe démocrate, dans un article du 10 août au sujet du plan santé paru dans USAToday.

Déformer des opinions opposées sous une avalanche de slogans est simplement in-américain (Drowning out opposing views is simply un-American) écrivent-ils à propos des critiques issues des rangs républicains. L'accusation rappelle celle qui avait fait taire toute opposition au plan bellicistes de l'équipe Bush-Cheney au nom du patriotisme. Or les démocrates cette fois l'emploient au profit de leurs politiques, portant témoignage que l'acrimonie n'est pas près de déserter Washington.

Obama n'est pas un saint sacrement dont se serait ointe la nation américaine. La division politique survit à l'élection extraordinaire de 2008 et le poids des réalités s'impose même à Obama. Même à l'âge post-racial d'Obama, on parle encore aux Etats-Unis d'in-américanité. Il en est beaucoup question dans "Aprés Bush" car c'est là un concept surprenant qui aide à comprendre comment les USA peuvent se muer en puissance aveugle et néfaste, comme ce fut le cas en 2003.

Le parti démocate a assisté, médusé, à la fulgurante ascension d'Obama, mais une fois la fête terminée le "business as usual" a repris le dessus, diatribes politiques incluses. Les républicains portent une part de responsabilité, en particulier le noyau anciennement "bushiste" du mouvement républicain qui soutint Sarah Palin et est incarné par les talks shows tonitruants de Rush Limbaugh. le fait est que le terme d'in-américain refait surface, même au sujet des questions de santé.

Notons une ironie: dans leur préambule, Pelosi et Hoyer font référence au début du siècle, lorsque la santé s'installa au centre du débat public, en 1912, grâce au programme de Theodore Roosevelt, l'ancien président républicain et héros de John McCain...

1 juil. 2009

Le Minnesota au secours d'Obama?

Au moment où le président démocrate livre une bataille législative clé sur les deux sujets majeurs de la santé et de l'environnement, les démocrates pourraient donc aujourd'hui atteindre le seuil magique de 60 au Sénat avec l'arrivée d'Al Franken, sénateur-élu du Minnesota.

Célèbre animateur d'un talk show sur Air America Radio, observateur satirique de la politique et des républicains en particulier, Al Franken est l'auteur d'ouvrages tout aussi satiriques, mais qui cachent une réelle connaissance des rouages et des subtilités de la politique américaine. Il est aussi l'anti-Rush Limbaugh, caricaturale incarnation sur les ondes de l'Amérique conservatrice profonde dont Sarah Palin est le porte-drapeau. Franken n'est cependant pas l'alter-ego "libéral" (de gauche) de Limbaugh auquel il a consacré un ouvrage polémique, car il est bien moins militant - même s'il s'est lancé en politique - idéologue et déformateur dans ses propos.

Franken connaît les sujets et pourrait se révéler un excellent sénateur. Mais le plus important est que l'opposition farouche d'une solide majorité de républicains au "cap and trade", le projet de marché de carbone caricaturé en nouvel impôt déguisé mais adopté à une courte majorité à la Chambre ce vendredi 26 juin, pourrait être réduite à néant. Avec Franken, les démocrates atteignent le seuil de 60 sénateurs, qui interdit à l'opposition toute manoeuvre dilatoire et d'obstruction, en particulier le fameux "filibuster".

Obama aura besoin de toutes les ressources nécessaires pour faire adopter le projet au Sénat ainsi que la réforme de la sécurité sociale qui est l'absolue priorité en politique intérieure.

Obama est parfois accusé d'être trop révérencieux vis-à-vis du Congrès, ou trop prudent, prenant soin d'associer les parlementaires à l'adoption d'une assurance santé universelle qui représenterait un changement de grande d'ampleur - si le projet n'est pas dénaturé... au Congrès. La confirmation de l'élection d'Al Franken après des mois de procédure contre son adversaire, le sortant républicain, pourrait faciliter considérablement la tâche de l'Exécutif.

17 mai 2009

Le Minnesota, étoile de la majorité ?

La défection il y a deux semaines d’Arlen Specter au profit du parti démocrate a eu l’effet d’une onde de choc dans le microcosme politique washingtonien. Sénateur républicain qui accomplit son cinquième mandat, président de la commission des Lois, Specter passe au parti de l’âne, abandonnant celui de l’éléphant.

La raison de revirement politique majeur est simple : dans un GOP qui se radicalise, le centriste Specter n’a guère de chance de remporter les primaires qui l’opposeront pour les élections de 2010 à l’ancien président du « Club of Growth », association conservatrice et très libérale au plan économique. En outre, la Pennsylvanie, qu’il représente, fait partie des Etats industriels où l’étoile des républicains pâlit beaucoup à la faveur de la crise, quoique comme disent les Américains, entre Philadelphie et Pittsburgh se trouve un autre Alabama, allusion à l’Etat sudiste qui reste un bastion du GOP.

Ancien démocrate, Specter, 79 ans, fut rendu célèbre comme collaborateur de la Commission Warren qui établit la thèse du tireur isolé dans l’enquête sur l’assassinat de JFK. Peu de temps plus tard, c‘est comme républicain qu’il se présentait à des élections pour la magistrature judiciaire dans l’Etat. Le changement d’étiquette de Specter est très important car la majorité démocrate au Sénat est désormais de 59 sièges, or avec 60 sénateurs elle deviendrait une majorité absolue immunisée contre la technique du « flibustage » qui permet à la minorité de faire dérailler le processus d’adoption des textes de loi.

Ancien humoriste auteur d’un pamphlet anti-républicain sur « les mensonges et des menteurs qui les disent », Al Franken devrait devenir ce 60e sénateur, lorsque le recours engagé par son opposant républicain, le sortant Coleman, sera épuisé. Gagnant d’un cheveu, Franken devrait siéger à Washington pour le Minnesota, l’Etoile du Nord parmi les Etats américains.

Au vrai, d’autres défections pourraient venir, du Maine en particulier, dont les deux sénatrices modérées seraient tentées par l’abandon d’un GOP trop conservateur.
Car en filigrane de l’extraordinaire changement d’allégeance de l’opportuniste Specter, outre la constitution d’une imbattable majorité démocrate qu’il sera d’autant difficile à contrôler pour l’Exécutif, c’est l’avenir du GOP qui est en jeu.

Versera-t-il du côté d’une Sarah Palin ou de celui d’un Charlie Crist le gouverneur de Floride un moment pressenti comme candidat de McCain à la vice-présidence? La défection de Specter est un symptôme de la crise profonde que traversent les républicains.

26 févr. 2009

L'Etat de l'Union

De fait, le premier discours sur l'état de l'Union de Barack Obama ce 24 février a été consacré presque entièrement aux affaires intérieures. Deux contrecoups pour deux présidents: Bush, tourné vers l'Amérique, aura été absorbé par les affaires mondiales, Obama, président "global", l'est par la crise (à laquelle il doit cependant son élection).

Il y avait continuité: même ton et même assurance que durant la campagne, même désir de réconcilier l'Amérique et de la réinventer en reconstruisant ce qui est vieilli (les infrastructures), en créant (l'innovation scientifique, notamment en matière énergétique), en corrigeant le modèle (la couverture maladie, la régulation du système financier, l'éducation), et en rassemblant les Américains.

Soulignons l'importance donnée à l'éducation: une bonne éducation n'est plus un passeport vers une carrière professionnelle mais un prérequis; les 3/4 des emplois en plus forte hausse exigent le bac, et à peine plus de la moitié des Américains ont ce niveau d'instruction; les Etats-Unis ont parmi les taux les plus élevés d'abandon des études secondaires parmi les pays industriels; la moitié des diplômés du supérieur ne terminent pas leurs études a rappelé le président qui, imitant JFK a déclaré: "abandonner ses études ce n'est pas juste se laisser tomber soi-même, c'est laisser tomber son pays".

Obama a fixé un objectif: en 2020 les USA auront la proposition la plus élevée dans le monde de citoyens avec un diplôme du supérieur.

L'étoile montante du parti républicain, l'Indien catholique Bobby Jindal, gouverneur de Louisiane à 37 ans, était à la tâche en donnant la réplique au discours sur l'Union. Enregistrée depuis sa résidence officielle de Bâton Rouge, sa prestation s'est avérée mortelle; ennuyeuse, prononcée sans panache et sans idée percutante, et clairement à côté des enjeux historiques. Passage raté pour le Louisianais.

Pour la suite, la réforme du capitalisme et du système social américain est à l'oeuvre, dans la croyance en la suprématie de la libre entreprise, l'initiative individuelle et la capacité d'adaptation des Américains.

16 nov. 2008

Obama; entre cohabitation et pleins pouvoirs

Il est beaucoup question de cohabitation depuis que Barack Obama a été élu. Cette marche vers un centre rationnel et un exercice bipartisan du pouvoir, démontrant une volonté et une capacité à s'entendre avec l'adversaire, est un thème important de "Après Bush". L'Amérique entre-t-elle en cohabitation, ainsi que le titrent Les Echos dans mon dernier article ?

Il y aura probablement des ministres républicains dans le gouvernement Obama, y compris, ce qui serait une excellente idée politique et médiatique, le gouverneur de Californie Arnold Schwarzenegger, républicain modéré très actif sur l'environnement. Il est plus question encore d'inclure dans le prochain cabinet des démocrates de poids. S'inspirant d'Abraham Lincoln, Obama veut faire de ses anciens rivaux des alliés, rejouant ce qu'une récente biographie de l'ancien président républicain abolitioniste titre par "Team of Rivals" - une équipe de rivaux. IL y est expliqué comment le sens politique de Lincoln l'a amené à s'entourer de ses rivaux aux primaires républicaines de 1860 plutôt que de les écarter. Ainsi Hillary Clinton pourrait-elle hériter du département d'Etat - ce qui aurait la fâcheuse conséquence d'en priver notre préféré pour ce poste, le gouverneur du Nouveau-Mexique Bill Richardson, membre du conseil de Politique Américaine...

La cohabitation risque donc de se jouer d'abord au sein du parti démocrate. POur Lincoln, elle s'était très bien déroulée, comme l'explique l'historien Goodwin. Il faudra attendre pour voir ce que cela donnera pour Obama. Le fait est qu'un capital politique renforcé par la présence de figures démocrates et républicaines ne sera pas de trop compte tenu de la tâche qui attend le nouveau président. De ce point de vue d'ailleurs, le rôle de John McCain au Sénat sera sans doute crucial, celui-ci étant prêt à jouer un rôle "bipartisan" comme il l'a fait par le passé. Son discours de concession de la victoire le soir du 4 novembre a montré de quoi il était capable.

Trois élections sénatoriales clé se déroulent en ce moment et jusqu'au début décembre, qui pourraient amener les démocrates à contrôler pleinement le Légistatif - et à pouvoir se passer du soutien de républicains modérés à la McCain. En Alaska, en Géorgie et dans le Minnesota, où devrait être élu le sarcastique Al Franken, homme de média et auteur d'un livre satirique sur les mensonges du pouvoir bushien et la comédie politique, trois sénateurs pourraient être élus, faisant peut-être basculer la majorité démocrate au seuil clé de 60 membres dans la Chambre haute. Le scrutin géorgien paraît plus incertain, mais avec 58 sénateurs démocrates et les deux indépendants votant généralement avec les démocrates sur les questions économiques et sociales, le pouvoir pourrait être plein. La barre des 60 au Sénat interdit de recourir à ladite "flibusterie", c'est-à-dire au blocage dezs projets de loi par une minorité trop large pour être ignorée.

Parmi les deux indépendants se compte Joe Lieberman, ancien colistier de Gore en 2000, allié fidèle de McCain. Lieberman vote avec les démocrates sur les sujets qui importent le plus au nouveau président et sont sa priorité, le social.

La cohabitation pourrait ainsi se conjuguer de nombreuses manières. Le certain est qu'il faudra gérer la majorité démocrate, qu'elle soit pleine ou relative, avec des courants et des individus qui ne rangeront pas instinctivement derrière Obama et son centrisme politique.

5 nov. 2008

La victoire de Barack Obama n'est pas un raz-de-marée



Certains ont cru jusqu’à la dernière minute à une victoire à l’arraché de John McCain, mais finalement Barack Obama décroche une victoire assez tranchée. Comment l’expliquez-vous ?

On peut parler d’une victoire nette, mais ce n’est pas un raz-de-marée. Sur le plan des grands électeurs, c’est un succès. Mais sur le plan national, cela représente 52 % des voix. Sans la crise économique, McCain aurait eu plus de chances de l’emporter.

Peut-on quand même dire que Barack Obama aura les mains libres pour gouverner?

Le Congrès ne sera pas à sa botte. Traditionnellement, il reste indépendant du Président. Les républicains sont plus habitués à manœuvrer, Obama devra faire preuve de la même dextérité avec la majorité démocrate. Sa volonté de changement sera aussi confrontée à la rigueur budgétaire. Et s’il bénéficie d’un capital politique important, sur le plan militaire par exemple, sa marge de manœuvre sera limitée.

Que va changer son élection sur le plan international?

Au départ, il va privilégier des objectifs réalistes de coopération et la diplomatie pour rétablir la crédibilité des États-Unis dans le monde. Mais il n’hésitera pas à mener sa politique seule, s’il n’y a pas d’alternative. Il pourrait aussi faire usage de la force, s’il l’estime nécessaire, comme au Pakistan.
Concernant la Russie, son discours est plus prometteur que celui du ticket républicain. Il veut préserver l’Amérique d’une approche de confrontation, contrairement à McCain. D’autant plus que la Russie et les États-Unis se rejoignent sur des sujets tels que l’Iran. Les prémices sont positives, on verra bien ce qu’il en sera.

Quelle est sa décision la plus attendue?

La préoccupation majeure des Américains, c’est l’économie. Ces premières actions devraient concerner la fluidité du système de crédits, contenue dans le plan Paulson qu’il soutient. Il ne faut pas non plus oublier qu’il reste encore trois mois d’administration Bush. Par obligation morale et politique, ils vont le tenir au courant, mais ils décident encore.

Interview pour 20minutes.
Propos recueillis par Vincent Colas

3 juin 2008

La réinvention de l'Amérique





Les Echos ont mis en ligne un de mes articles, paru dans leur version papier du 23 mai, et dont voici un extrait :

[...] La lassitude politique des Américains se mesure à l'impopularité abyssale où se retrouvent le président (républicain) et le Congrès (démocrate).

Il n'est pas anodin que McCain et Obama doivent leur victoire sur les appareils aux électeurs « indépendants ». Ils sont, chacun à sa manière, un remède contre le vague à l'âme institutionnel et la polarisation de l'espace public.

[...]

John McCain, qui soutint un projet progressiste sur l'immigration à rebrousse-poil de l'humeur anti-latino des électeurs, privilégie la carte de la menace iranienne et islamiste.

Barack Obama, qui parlait d'audace, a dû entonner un chant protectionniste pour rassurer les « cols bleus » frappés par la restructuration industrielle. La réinvention américaine pourrait être la première victime de la bataille électorale.

Au fond, la combinaison idéale pour les Etats-Unis serait un ticket McCain-Obama !


Voici le lien vers l'article en entier sur le site des Echos.


Je découvre aujourd'hui que mon article est cité ici par The Moderate Voice, le weblog créé par Joe Gandelman.
J'espère qu'ils ne sont pas affiliés aux Black Panthers sous couverture centriste...

Déjà articles à ce jour sur ce blog.



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