En choisissant Joe Biden comme colistier, Obama se conforme aux prédictions. Un sénateur d'expérience sans être usé par la politique washingtonienne même s'il en est plus que familier, et un homme qui a porté attention aux aspects civils de la lutte contre le terrorisme en Afghanistan-Pakistan. Biden pourra aussi faciliter le ralliement des électeurs démocrates traditionnels qui soutenaient Hillary Clinton (cols bleus, seniors, etc.), compensant les difficultés du candidat dans les États pivots comme la Pennsylvanie ou l'Ohio.
C'est un choix qui mérite d'être salué, et je pense que c'est un choix positif pour le candidat car les relations entre eux sont bonnes, et cette alchimie sera ressentie au cours de la campagne. Ce n'est pas le cas de McCain et de Mitt Romney par exemple, qui a toujours eu de bonnes chances d'être sollicité et qui pourrait être désigné par le candidat républicain dans les prochains jours.
Mais revenons à Obama-Biden : la question est de savoir quelle sera la sincérité et l'intensité de l'engagement de Hillary à les soutenir. Pour les Clintons, il y a un intérêt évident à un échec d'Obama pour pouvoir s'imposer en 2012.
24 août 2008
Joseph Biden
18 août 2008
Vice-présidence
Dans les prochains jours, John McCain et Barack Obama devront choisir leur vice-président parmi de nombreux prétendants. Le républicain McCain pourrait dévoiler le nom de son colistier dans la semaine. Le démocrate Obama a proposé à ses supporteurs d’« être les premiers à savoir » le nom de son vice-président en s’inscrivant sur une liste de personnes qui recevront un SMS dès l’annonce du choix. Voici une liste des personnalités américaines qui comptent dans la course au poste de numéro deux des États-Unis.
2 juil. 2008
Mauvais départ pour le général Clark
Le général Wesley Clark, ancien commandant en chef de l'OTAN et ancien possible colistier de John Kerry en 2004, fait à nouveau figure de possible candidat au poste de vice-président aux côtés cette fois de Barack Obama, qui doit renforcer son crédit de chef des armées en sélectionnant un vice-président compensant son inexpérience.
Hélas, les premiers pas de Clark pour assoir la crédibilité du candidat démocrate a été une maladroite critique de l'expérience du candidat républicain dans l'émission Face the Nation sur CBS News, où le général déclare que s'être fait descendre en avion par les Viets et avoir prisonnier de guerre pendant cinq ans ne fait pas un président ("I don't think getting in a fighter plane and getting shot down is a qualification to become President"). C'est la phrase sur laquelle insiste la campagne de McCain. Le général n'a pas tort dans les faits, mais c'est là une manière bien grossière, franchement désastreuse, de défaire l'aura du républicain.
On peut se dire que la critique fut plus subtile, Clark ayant souligné plus précisément que McCain n'avait pas été mis à l'épreuve dans une décision critique, et qu'il n'avait pas d'expérience du pouvoir exécutif. Vrai aussi, mais un peu court.
Si court qu'Obama a dû réaffirmer son respect pour son adversaire et rejeter les déclarations de Clark, qui s'est contrit devant ce faux-pas.
Couac de campagne parfaitement évitable, mais qui révèle que la tension monte chaque jour et que les attaques seront impitoyables, touchant toujours au plus près les personnes.




























