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18 févr. 2009

La victoire de Tom Hanks...

"La guerre selon Charlie Wilson", excellente production de Tom l'acteur Hanks, revient en mémoire à l'occasion des décisions du président Obama sur le front du terrorisme.

Comme prévu, la priorité est donnée à l'Afghanistan et au Pakistan, qui font l'objet d'une révision de la stratégie américaine. D'ores et déjà des renforts de 17000 hommes seront redéployés sur le front afghan et autant pourraient être transférés dans les mois à venir.

Fidèle à son analyse de la question terroriste, Obama engage les USA sur le front qui fut depuis 2001 à l'origine du mal, et qui cache le sujet le plus diabolique pour la diplomatie américaine, l'avenir du régime pakistanais. Voilà donc en quelque sorte l'Amérique revenue à une guerre juste.

Cependant, si l'opinion internationale, et notamment européenne, approuvera cette réorientation, les demandes qui l'accompagnent vont tendre les relations euro-américaines. L'Europe n'est pas prête à envoyer plus de troupes en Afghanistan comme le demande Obama.

C'est là le coeur du dilemme européen: prétendre peser davantage et rendre à l'alliance transatlantique tout son sens, tout en refusant d'y mettre les moyens. La lune de miel entre Obama et les Européens se heurtera invariablement à cette réalité.

Et au fond, faut-il oui ou non s'engager sur le front afghan contre les Talibans et al-Qaida?
Oui car combattre les réseaux terroristes par une intervention armée au pays de Massoud est nécessaire. Sur le long terme, la transformation de l'Afghanistan est toutefois douteuse. Jusqu'où s'arrêter? Il faut donc bien des objectifs précis pour savoir quand prend fin l'engagement.
Non car l'Afghanistan est ingagnable et beaucoup a déjà été fait. Il faudrait se concentrer maintenant sur le Pakistan.

Les deux approches se discutent. Le certain est que le Pakistan est l'objectif de long terme le plus cohérent, mais il est le plus difficile. Un soutien aux USA pour circonscrire la capacité de nuisance du Pakistan et favoriser la stabilisation politique et oeuvrer à la paix avec l'Inde, voilà un axe essentiel et durable qui pourrait définir la coopération euro-américaine en Asie du Sud (selon la classification américaine).

Le rôle de l'Europe dans l'action de l'OTAN en Afghanistan sera sujet à de vives discussions, mais une offre politique de long terme sur le dossier pakistanais est de l'ordre du possible pour les Européens. Il y a là matière à un vrai renouvellement.

18 sept. 2008

Les deux fronts



Quel discours les candidats doivent-ils adopter devant la complexité et l'incertitude de la situation? La réaction en chaîne qui voit le crédit hypothécaire dévoiler l'ampleur de bilans tronqués, dont la valorisation reste une inconnue, rend l'exercice difficile. Prétendre protéger les citoyens contre les excès de Wall Street, cela peut fonctionner en campagne, mais la formulation de politiques sérieuses reste indispensable, car le rôle des politiques est d'entretenir la confiance ou de prévenir la spirale de la peur dans l'économie qui accélère celle de la crise de liquidité, mortelle pour l'activité économique. Ni McCain ni Obama n'ont pour l'instant trouver la parade.



Le Pakistan de l'ineffable Zardari entend réagir militairement à toute incursion sur son territoire. Cet avis lancé aux Etats-Unis montre que le front afghano-pakistanais est loin de se simplifier et que de nouveaux efforts américains pour se concilier "l'allié" pakistanais devront être consentis par le prochain président.

Les déclarations pakistanaises répondent à l'indignation provoquée dans le pays par les incursions américaines au début du mois et n'indiquent pas un changement de cap, mais les relations entre les deux pays, on le voit, ne sont pas servies par le départ de Mousharraf, particulièrement à l'heure où les Etats-Unis deviennent plus exigeants quant à l'action du Pakistan sur sa frontière avec l'Afghanistan et que cette orientation sera celle du prochain président, quel qu'il soit.

Les frictions à prévoir entre les deux pays ne seront que l'écho de la tendance islamiste au Pakistan, dont il y a à penser que les jours sont comptés. Le basculement dans la crise civile serait une catastrophe mais c'est un scénario à prévoir. Les hommes aux commandes, Zardari et Sharif, sauront-ils la prévenir? Pas confiance...

Déjà articles à ce jour sur ce blog.



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